Ce projet a été réalisé dans le cadre de la IXe Foire internationale du livre de Kyiv qui s’est tenue du 9 au 12 novembre 2006.
La présentation d’une édition unique du XVIe siècle de la « Bible d’Ostroh dans le contexte des cultures ukrainienne et européenne », organisée par le centre de presse et le service des éditions de l’Université Nationale « Académie d’Ostroh » a eu lieu à Kyiv. Ce projet a été réalisé dans le cadre de la IXe Foire internationale du livre de Kyiv qui s’est tenue du 9 au 12 novembre 2006 au Centre d’expositions « Sportyvnyy » de l’Université Nationale de la culture physique et du sport.
Après la présentation a eu lieu une « table ronde » à laquelle ont participé des scientifiques, des hommes politiques et des personnalités du monde de la culture et notamment, le docteur en dogmatique de l’Université Pontificale Urbaniana, le docteur d’études liturgiques de l’Université Catholique d’Ukraine, le chef de la chaire de théologie de l’Université Nationale « Académie d’Ostroh » le père Raphaël Torkonyak ; le rédacteur du journal ukrainien « Jour » Larysa Ivshyna, et le docteur en philosophie, vice-recteur de l’Université Nationale « Académie d’Ostroh ».
La Bible d’Ostroh, témoignage unique de la culture ukrainienne, est la première édition complète de l’Ecriture Sainte en slavon, couronnement du travail culturel en Volynie au XVIe siècle par l’exploit de cette édition d’Ivan Fedorov et des professeurs de l’Académie d’Ostroh. En effet, c’est à Ostroh qu’a été réalisée la première édition scientifique de la Bible en Europe. La Septante en grec (la liste d’Alexandrie), ainsi que les traductions en slavon du Psautier et du Nouveau Testament ont servi de base à cette édition. Mais les éditeurs d’Ostroh ont aussi utilisé divers textes bibliques en vieux slavon, grec, latin, polonais, tchèque et, probablement, des textes bibliques juifs. L’édition de la Bible d’Ostroh a été réalisée par les professeurs et le premier recteur de l’Académie d’Ostroh Herasym Smotrytskyy.
Plus de 260 exemplaires de cette édition, qui aurait été tirée à 1000-1500 exemplaires sont concervés de nos jours dans des musées et des bibliothèques non seulement en Ukraine mais aussi en Russie, Biélorus, Pologne, Lettonie, Roumanie, au Vatican, en Grèce, en Serbie, en Hongrie, en Tchéquie, Estonie, Hollande, Bulgarie, France, Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada, en Autriche, en Allemagne, en Finlande, en Ouzbékistan et en Kirghizie.
De nos jours l’étude de la Bible d’Ostroh et l’importance de son rôle pour les cultures ukrainienne et mondiale est d’une grande actualité. La traduction de ce texte en ukrainien réalisée par le père Rafayil Torkonyak durant trente ans en témoigne. Pour ce travail fondamental il a été nommé candidat au prix Shevchenko
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